
Argent, freelance et collaborations : la réalité du métier
On rentre dans le vif du sujet avec un épisode consacré à l'argent dans le milieu créatif. Trouver ses premiers clients, fixer ses tarifs, savoir si le TJM est adapté à sa situation, gérer les collaborations qui partent en vrille... Tout ce qu'on n'apprend pas à l'école, on le démonte ici.
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Partie 1 — Trouver ta valeur et bien la vendre
Le pricing est un des sujets les plus difficiles pour les créateurs — et pas seulement parce que "c'est compliqué de mettre un prix sur l'art". C'est difficile parce que ça oblige à se confronter à ce qu'on croit valoir, pas seulement à ce qu'on produit.
Une réalité que nos invités soulèvent dès le départ : la stratégie de pricing évolue avec le temps. Ce qui est juste quand on débute (parfois accepter des tarifs bas pour construire un portfolio) n'est plus juste 3 ans plus tard. L'erreur est de ne jamais réévaluer.
La prospection, elle, est souvent vécue comme une humiliation. On se sent "vendeur" au mauvais sens du terme. Pourtant, c'est une compétence qui s'apprend et qui, une fois intégrée, transforme complètement la relation au travail.
Partie 2 — TJM ou pas ? Facturer les collaborations
Le Taux Journalier Moyen (TJM) est un outil pertinent dans certains contextes — principalement quand on vend du temps (missions longues, accompagnement). Mais pour les projets créatifs packagés, le TJM peut être une piège : il te force à penser à ton temps plutôt qu'à ta valeur.
Exemples de facturation abordés dans l'épisode :
Un projet photo à la journée vs au forfait : quand choisir quoi ?
Comment gérer les révisions infinies dans un devis ?
Comment parler argent dans une collaboration entre créateurs ?
Sur les collaborations : l'argent entre créateurs est souvent évité pour "garder l'ambiance". Résultat : ressentiment et projets qui meurent. La meilleure façon de préserver une relation créative est d'être précis sur la rémunération dès le départ, même si c'est inconfortable.
Partie 3 — Ce qu'on retient
La prospection des premiers clients, c'est d'abord son réseau existant : amis, anciens collègues, followers. Pas besoin d'une stratégie LinkedIn élaborée au début. Il faut juste oser dire ce qu'on fait et ce qu'on cherche.
Le déclencheur pour augmenter ses tarifs ? Souvent, c'est quand on commence à dire oui à tout par peur du vide. Un bon signal : si tu n'as jamais peur de perdre un client avec ton tarif, c'est que ton tarif est trop bas.
La phrase de l'épisode : "On ne se vend pas. On informe les gens de ce qu'on peut faire pour eux."
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